Si vous ne visualisez pas correctement le contenu, cliquez-ici
 

>> Editorial


L’association Vélobernai a pour objectif d’encourager l’usage du vélo, de la marche et des transports en commun à Obernai et sa région. Nous avons réussi à porter le thème du vélo au cœur de la dernière campagne électorale, avec un grand succès puisque les programmes des deux candidats y consacraient une part importante et que l’équipe élue a voté en moins de six mois un plan vélo ambitieux pour Obernai reprenant à la virgule près nos trois premières propositions.

Nous essayons de complémenter les projets d’infrastructure de la ville par des actions de communication, de pédagogie, d’éducation aux usages, de suggestions d’aménagements ou de services pour la ville.

Cette newsletter nous permet de développer des articles de fond sur tous les sujets liés aux mobilités douces dans la région. Si vous l’appréciez, abonnez-vous, faites-la connaître autour de vous, et donnez-nous votre avis et vos suggestions. Vous trouverez également en ligne les archives des newsletters précédentes

Vous pouvez aussi nous suivre sur facebook ou participer à la soirée rencontre mensuelle annoncée sur notre site (suspendue temporairement pour cause de Covid).

Et bien sûr, si vous voulez soutenir la cause du vélo, adhérez à l’association. C’est le nombre d’adhérents qui asseoit notre crédibilité et détermine le montant de nos subventions. Ca coûte 10€ et ça se passe ici en ligne.
SOMMAIRE

>> Le Plan Vélo d'Obernai
>> Faire ses courses à vélo : le caddie tracté
>> Aménagements : les ronds-points
>> Actualité : Prime à l'achat d'un vélo neuf
>> Comment aller à l'école à vélo par -17°
>> Livre : VELOTAF ! Mode d’emploi du vélo au quotidien

LE PLAN VELO D'OBERNAI

La ville d’Obernai a voté le 19 octobre dernier un plan vélo ambitieux qui pourrait être le début d’un changement de physionomie de la ville. La géographie d’Obernai et environs se prête en effet admirablement à la pratique du vélo. Un expert des aménagements cyclables à la FUB (fédération des usagers de la bicyclette, à laquelle adhère Vélobernai) a déclaré “Le plan est très bon, ambitieux, complet. Obernai pourrait devenir un modèle pour une ville de cette taille”.

Vélobernai se réjouit du lancement extrêmement rapide de ce plan qui était une promesse électorale du candidat Bernard Fischer. Ce plan reprend presque textuellement les trois premières propositions de l’association Vélobernai et présentées en réunion publique (PDF) pendant la campagne électorale. Nous voulons contribuer à faire de ce plan une réussite en fournissant des commentaires et suggestions tout au long de sa mise en œuvre. En effet, les détails sont très importants pour la réussite d’un tel projet, et prendre en compte le point de vue du cycliste est essentiel.
Image: Réunion publique de présentation des propositions de Vélobernai aux candidats à l’élection municipale (17 janvier 2020)

Nous aborderons chaque mois dans cette newsletter un aspect différent du plan vélo (aujourd’hui : l’aménagement des ronds-points, voir article plus loin).
Le plan est constitué de deux grandes parties :

(1) des aménagements de voirie pour permettre la circulation à vélo en sécurité
(2) un ensemble de propositions pour faciliter la pratique du vélo et le partage de l’espace.

1. La première partie est un projet d’aménagements de voirie avec dates, plans et financement. Les premiers travaux devraient commencer dès 2021 rue du Général Leclerc, les autres suivant jusqu’en 2024 [Dernière minute: il semblerait que les travaux rue du Général Leclerc soient remis à 2022]. Le budget total est estimé à 7 millions d’euros, dont 2,3 millions financés par la ville. Le plan de financement reste toutefois conditionné à l’obtention d’une subvention de l’Etat au titre du fonds mobilités actives pour un montant de 3,5 millions. Nous n’avons pas d’information à ce jour sur l’obtention de cette subvention, ni sur la stratégie prévue en cas d’échec.

Il s’agit ici de lever le principal frein à la pratique du vélo, l’insécurité sur la route. Ces travaux doivent permettre la circulation des vélos en sécurité sur les axes principaux. Le sondage Vélobernai et le baromètre des villes cyclables de la FUB ont clairement fait ressortir le sentiment d’insécurité des cyclistes à Obernai et identifié les principaux points noirs. Plusieurs accidents récents ont montré que c’est malheureusement une réalité.
Image: Le plan des futures pistes cyclables en site propre prévues par le plan
(traits verts pointillés et ronds-points)
Les “grands” ronds-points seront réaménagés pour permettre le passage des cyclistes en sécurité. Aujourd’hui le rond-point de l’Europe (devant le McDo) est identifié comme étant le principal point noir de la ville, on y voit régulièrement des cyclistes renversés. Les “petits” ronds-points seront eux remplacés par des feux rouges. Voir à ce sujet notre article plus bas sur l’aménagement des ronds-points.

Trois axes principaux de la ville bénéficieront de pistes cyclables en site propre, sauf à proximité de la gare et du rond-point Freppel où un partage de l’espace sera nécessaire. Vélobernai note toutefois l’absence d’autres axes importants :

- La rue des Bonnes-Gens, étroite et avec un trafic intense dont beaucoup de poids-lourds, et limitée à 50 km/h même au pied des immeubles (elle est mentionnée dans la deuxième partie du plan, à traiter éventuellement après 2025).
- La rue de la Victoire, avec un trafic important, et passage obligé pour accéder à la future voie verte du Côteau. Les chicanes ont été enlevées il y a quelques années ce qui a eu pour effet d’augmenter encore la vitesse des véhicules. Officiellement limitée à 30, moins d’un véhicule sur dix respecte la limite et on a vu des pointes à 80 km/h.
- La rue de Boersch, entre le parc et le centre historique : la piste cyclable s’arrête juste là où le trafic devient intense pour laisser la place à du stationnement
- La rue de l'Altau, limitée à 50 : les parents de l'école du Parc demandent sa limitation à 30 km/h et la sécurisation des itinéraires cyclables pour les enfants
- Et la rue du Général Gouraud, qui traverse tout le centre historique en sens unique, en zone 30 donc en double-sens cyclable selon la loi, mais dangereuse pour les cyclistes car le double-sens n’est pas signalé.

Aujourd’hui circuler à vélo dans ces rues est dangereux et il n’y a pas d’alternative pour les contourner. Ce n’est pas un scoop : elles sont identifiées dans le baromètre des villes cyclables comme des points noirs majeurs à traiter en priorité. C’est d’autant plus important que le trafic va encore fortement augmenter avec les nouveaux parkings du centre historique et le plan d’aménagement des abords de la gare qui prévoit de dévier l’essentiel du trafic vers ces axes. Vélobernai recommande une nouvelle fois de mettre en place sans attendre quelques aménagements simples et peu coûteux pour réduire la vitesse et légitimer la présence des cyclistes. Quand on peut dépenser 7 millions pour des travaux de BTP, on devrait aussi pouvoir poser quelques panneaux et quelques plots, sans attendre 2025 ou un accident sérieux.

2. La deuxième partie du plan vélo est un ensemble d’aspirations reprenant certaines des propositions de Vélobernai sur des sujets tels que le partage de l'espace (zones de rencontre, double-sens cyclables, respect des vitesses, respect des trottoirs, aménagements provisoires post-confinemen), l’éducation aux usages (comment faire les courses à vélo), la sécurité (comment se comporter sur la route), le stationnement résidentiel, etc... Cette partie est assez vague, sans dates (tout est repoussé après 2025) et sans financement. Elle est plus difficile à mettre en œuvre que la première partie car, bien qu’elle ne nécessite qu’un budget minime, elle implique quelques changements de perspective sur la mobilité en ville, et la résistance au changement est terrible. Elle est pourtant essentielle pour que la ville ne se retrouve pas à avoir dépensé des millions pour des pistes cyclables magnifiques mais inutilisées. 

Nous en reparlons au fil d’une série d’articles dédiés au plan vélo.

Ce plan vélo a donc vraiment le potentiel d’encourager la pratique du vélo utilitaire à Obernai et Vélobernai souhaite pouvoir accompagner sa mise en place pour contribuer à en faire un réel succès. Ce serait dommage d’avoir de magnifiques pistes cyclables et qu’elles restent inutilisées à cause d’un manque d’attention aux détails.

On regrette toutefois le grand écart de la mairie sur le sujet des mobilités. Lors de la séance du conseil municipal du 19 octobre consacrée au plan vélo, M. le Maire s’est donné pour ambition d’augmenter la part modale du vélo dans la ville (le pourcentage des déplacements faits à vélo par rapport à la totalité des déplacements). Pourtant, 15 minutes plus tôt lors du même conseil, M. l’Adjoint aux Mobilités s’était félicité de la création de 406 nouvelles places de stationnement voiture dans le centre historique pour une dizaine de millions d’euros. Un peu plus tôt, la liste majoritaire se félicitait dans son programme électoral de la création d'un millier de places voiture supplémentaires (public et privé) dans la ville.

La mairie ne semble pas voir de contradiction dans l’objectif annoncé d’augmenter la part modale du vélo et la réalité d’une politique qui vise à faire venir des milliers de voitures supplémentaires au centre-ville pour un coût financier très largement supérieur à celui du plan vélo (sans compter le coût de la pollution, du b
ruit, des bouchons). C’est évidemment incompatible, il y a des choix à faire et à assumer honnêtement. Ou alors, le plan vélo ne serait-il qu’une simple opération de relations publiques ? Vélobernai continuera à pointer du doigt ce hiatus et à rappeler aux élus leurs engagements.

On regrette aussi le focus presque exclusif sur des dépenses de BTP sans réflexion globale sur un plan de circulation visant à réduire le trafic en ville dans lequel devrait s’intégrer le plan vélo. Bien au contraire, tous les projets récents de l’équipe municipale en place ont pour effet d'augmenter le trafic et les projections faites par la mairie prévoient partout des augmentations très importantes.

L’association sera également attentive à dénoncer toutes les tentatives de “bike-washing”, pratique de plus en plus courante qui consiste à montrer beaucoup d’encre verte et de belles photos de vélos pour faire passer des mesures encourageant l’utilisation de la voiture.

[Dernière minute: grâce à la loi LOM, la compétence Mobilités est passée depuis le 24 mars de la commune à la communauté de communes. Cela permettra une vision un peu plus large des questions de déplacement. Tous les détails dans notre prochaine newsletter.]
FAIRE SES COURSES A VELO : LE CADDIE TRACTE

Saviez-vous que la quasi-totalité des habitants du Piémont des Vosges habitent à moins de 10 minutes à vélo d’une supermarché ? La carte ci-dessous produite par le SCoT du Piémont des Vosges donne les temps de parcours à vélo vers les centres bourg. Et à l'intérieur d'Obernai on n'est jamais à moins de 5 minutes ! 
96% des achats en ville pèsent moins de 10kg et tiennent dans une sacoche ou un caddie tracté. Faites le calcul : combien de fois la voiture est-elle vraiment indispensable pour faire vos courses ?
Le coût d’un déplacement se situe entre 0,57 et 0,78€ par kilomètre, selon l’Automobile Club. A ce prix là, vaut-il la peine de faire des kilomètres jusqu’à un hypermarché parce que les produits y sont moins chers ?

Dans les pays du nord de l’Europe, il est courant de croiser des cyclistes qui se déplacent pour faire leurs courses avec leurs remorques / caddies. En France, cela reste anecdotique. Pourtant, le vélo est un formidable moyen de transport, pratique, écologique, qui permet de transporter des volumes de chargement importants si on l’équipe avec des accessoires adéquats.
Très utiles pour transporter des volumes légers en vélo, les chariots de provisions sont des accessoires indispensables pour celles et ceux souhaitent faire leurs courses régulièrement en vélo et qui ne veulent pas devoir transporter une remorque volumineuse à l’arrière.

Rapidement transformables en chariot de course à main, ces accessoires permettent de pouvoir transporter une charge comprise entre 30 et 60kg, pour des volumes d'environ 60 litres, selon les modèles. Ces caddies se fixent la plupart du temps sur tige de selle.

Il est également possible de faire ses achats par temps de pluie grâce à l’imperméabilité de certains modèles, ou grâce à des housses imperméable. La poignée de ces remorques permet de les tirer lorsqu’on est à pieds.

Quelques liens intéressants sur le sujet :

Comment fabriquer un caddie vélo : un bricolage simple et économique, tutoriel et démo 
Comment choisir son panier à provision Andersen ? (Andersen est une marque de référence en matière de chariot de courses)
AMENAGEMENTS : DES RONDS-POINTS SECURISES POUR LES CYCLISTES

La conception des ronds-points n’est pas un sujet particulièrement excitant alors pourquoi lui donner la primeur dans cette toute première newsletter ?

Tout simplement parce que les projets d’aménagements de ronds-points dans le cadre du plan vélo d’Obernai comportent quelques graves erreurs de conception qui risquent de les rendre encore plus dangereux qu’avant. Il est donc essentiel que nous puissions faire passer rapidement le message tant que ces projets ne sont qu’à l’état d’ébauche, pour éviter de dépenser des millions en pure perte et devoir refaire des travaux dans quelques années après une série d’accidents.

C’est compréhensible, pendant les 50 dernières années on a demandé aux services techniques de développer des compétences pour concevoir la quasi-totalité de l’espace public pour la voiture, alors devoir tout à coup prendre en compte les besoins des piétons et des cyclistes est un changement de perspective majeur.

Ce qui est moins compréhensible c’est la volonté affichée de la mairie de ne pas écouter les représentants des cyclistes et des experts de la conception d’aménagements cyclables, et de faire l’impasse sur toute l’expérience accumulée. Il n’y a pas de honte à s’informer. Nous recommandons d’ailleurs très fortement la présence d’un expert externe, par exemple un des consultants de la FUB,au comité de pilotage qui avait été annoncé en conseil municipal [Dernière minute: il semblerait que la mairie a rencontré tout récemment des experts du Cerema. Si c'est le cas c'est une excellente nouvelle, et on souhaite qu'il restent impliqués tout au long de la mise en oeuvre du plan vélo].

Le danger des ronds-points 

Cette image résume le problème :
En haut à gauche, l’automobiliste doit visualiser sa trajectoire pour sortir du rond-point et ne réalise pas que le cycliste va continuer sur une trajectoire différente qui croise la sienne. Le cycliste, lui, ne peut pas voir la voiture qui arrive par l’arrière.

En bas à droite, l’automobiliste est concentré sur le trafic au centre du rond-point pour trouver comment s’insérer entre deux véhicules, une situation très anxiogène surtout quand la vitesse est élevée, et oublie complètement de regarder le cycliste qui arrive sur lui.

Plusieurs vidéos en ligne permettent de se rendre compte de la réalité des accidents sur les ronds-points :

Analysons ce dernier accident. Que s’est-il passé ?
- la voiture venait de l’arrière,
- le cycliste ne pouvait pas la voir le cycliste et la voiture étaient au départ sur la même trajectoire, qui s’est peu à peu resserrée
- les pointillés tracés sur le côté suggéraient à l’automobiliste que la place du cycliste n’est pas sur le rond-point
- le différentiel de vitesse était très important
A Obernai aussi ce type d’accident se produit régulièrement. Les ronds-points d’Obernai sont réellement dangereux. On a vu récemment un vélo écrasé sur le rond-point de l’Europe (photo ci-dessus, la maman et le bébé vont bien) et un délit de fuite après avoir renversé et blessé une cycliste sur le rond-point vers Sélestat. Beaucoup d’autres incidents ne sont pas signalés.
ACTUALITE : PRIME A L'ACHAT D'UN VELO NEUF

Lu dans les DNA du 28 janvier (article abonnés) : La communauté de communes du pays de Sainte-Odile vient d’annoncer le bilan de deux ans de prime vélo.

De quoi s’agit-il ? Si vous habitez sur le territoire de la CCPSO, vous pouvez recevoir pour l’achat d’un vélo neuf une subvention de 60€ pour un vélo classique ou 120€ pour un vélo à assistance électrique (VAE). Tous les détails sont sur le site de la CCPSO.

En deux ans, la CCPSO a attribué 565 primes pour un total de 50.000€, soit un moyenne de 88€ par vélo, dont 63% pour des VAEs. La communauté de communes ne communique malheureusement pas le pourcentage de gens qui ne pratiquaient pas le vélo avant de toucher la prime. Cela permettrait de savoir si elle a un vrai effet incitatif ou s'il s'agit seulement d'un effet d'aubaine.

Il serait aussi intéressant de communiquer sur l'usage auquel sont destinés ces vélos : plutôt balade ou plutôt utilitaire ? On peut trouver un début de réponse sur la même page de la CCPSO. Les photos représentent toutes des touristes un beau jour d’été et on y lit ce constat : « il y a une fréquentation régulière quotidienne [des pistes cyclables intercommunales] de mars à octobre » -- alors que les villes où le vélo est utilisé comme moyen de transport quotidien ne constatent pas de baisse de fréquentation significative (voir notre article sur le vélo en Finlande). On a constaté récemment que 5 jours après un épisode neigeux les pistes intercommunales empruntées par les collégiens étaient encore impraticables. Il n’est clairement pas encore possible de compter sur le vélo pour aller au collège, au lycée, au travail, depuis un village voisin.

La vice-présidente en charge du dossier déclare que « c’est une action peu coûteuse ». Effectivement, rappelons quelques ordres de grandeur à titre de comparaison. L'Eurométropole à Strasbourg offre jusqu’à 500€ pour l’achat d’un VAE. L'état verse jusqu'à 6.000€ pour l'achat d'une voiture. Les 50.000€ de la prime vélo représentent le coût de 2 places voiture dans le parking souterrain du futur centre administratif, sur un total de 50. Ceci dit, si le but est d’encourager la pratique du vélo, ces 50.000€ pourraient être plus efficaces dans une politique d’éducation aux usages, de pédagogie au partage de l’espace, de concertation avec les cyclistes, comme l’avait proposé Vélobernai.

Le président a également affirmé que ces 50.000€ de prime représentent un total de 850 000 € de dépenses des ménages qui « bénéficient à l’économie locale » . Cycl’Hop, le vélociste historique d’Obernai, a immédiatement réagi : « L'eurométropole plus intelligente qu'Obernai : leur prime vélo ne s'applique qu'aux vendeurs de l'agglomération ! Pour ce que l’on sait, la prime sera versée pour l’acquisition d’un vélo à assistance électrique acquis auprès de l’un des vélocistes de l’agglomération qui proposent également un service d’entretien et de réparation. Pas question donc d’acheter le vélo sur internet pour obtenir la prime. » Il semblerait donc que la prime vélo de la CCPSO bénéficie en priorité aux fabricants chinois, au détriment de notre balance du commerce extérieur. Pas vraiment de quoi se vanter. Pourquoi pas une clause similaire chez nous ? Et tant qu’à faire, pourquoi ne pas essayer d’attirer sur le territoire des fabricants de vélo plutôt que des plateformes logistiques dont l’unique effet économique est de pomper de l’argent sur le territoire pour l’envoyer au loin ? Nous avons tout près de chez nous l’exemple de Moustache, à côté d’Epinal, en croissance très rapide.

L’association Vélobernai étant une personne morale, elle ne pourra pas bénéficier de la prime pour investir dans un système de partage de vélo cargo. C’est dommage, mais le système verra quand même le jour prochainement, on vous tiendra au courant. 
COMMENT ALLER A L'ECOLE A VELO PAR -17°

En Finlande, les enfants continuent d’aller à l’école à vélo même lorsqu’il fait -17 °C. Dans une école d’Oulu, une ville du nord de la Finlande située à environ 600 km de la capitale Helsinki, 1000 des 1200 enfants arrivent le matin à vélo, même en hiver. 100 à 150 élèves arrivent en marchant, et le reste à ski, luge et voiture. Même s’il peut sembler étrange pour certains parents de laisser leurs enfants se balader à vélo lorsqu’ils sont exposés au froid glacial de l’hiver nordique, en Finlande, c’est une chose parfaitement normale.
Cela vous semble fou ? Eh bien non, car cet endroit est un exemple de durabilité. Certes, c'est un endroit "extrême", d'un point de vue climatique, pour faire du vélo, mais la vie quotidienne des personnes qui y vivent et leurs déplacements montrent qu'il est possible de mettre en œuvre des modèles alternatifs à ceux que nous connaissons.
Ceux qui ont visité un pays d'Europe du Nord savent très bien combien là-bas des modèles de mobilité durable sont développés, mis en pratique à travers une réflexion écologique sur tous les mouvements qui se font quotidiennement. De ce point de vue, le vélo est un moyen de transport très répandu, avec lequel beaucoup de gens se déplacent d'une manière "écologique", grâce aux infrastructures qui le permettent. Les vélos sont équipés pour rouler sur la neige. Les étudiants et les actifs choisissent une mobilité sans aucune émission, profitant de l'occasion pour économiser de l'argent, faire de l'exercice et ne pas polluer l'environnement.

A Obernai, lors des dernières chutes de neige, les pistes cyclables n’ont malheureusement pas été déneigées (la piste qui relie Obernai à Niedernai n'était toujours pas déneigée après 5 jours alors qu’il s’agit du seul itinéraire pour de nombreux collégiens - qui ont par conséquent dû se faire conduire en voiture).

Quelques vidéos intéressantes sur le sujet :
Le nombre d'usagers du vélo en Finlande ne baisse pas avec l'arrivée de l'hiver. Les pistes cyclables sont nombreuses, pratiques et bien entretenues.

Copenhague, le paradis du vélo (vidéo)
La capitale du Danemark est depuis cette année la meilleure ville cyclable du monde devant Amsterdam, selon le palmarès de Copenhagenize Design. Jean-Sébastien Cloutier est allé voir ce paradis du vélo.
LIVRE VELOTAF ! MODE D'EMPLOI DU VELO AU QUOTIDIEN

"En selle ! " tel est le mot d'ordre de Jérôme Sorrel qui souhaite avec ce guide faire partager au plus grand nombre le plaisir qu'il tire de sa pratique du vélo comme mode de transport quotidien entre maison et boulot le fameux vélotaf ! Sur un ton plein d'humour auquel font écho les illustrations d'Eve Coston, également vélotaffeuse, l'auteur dispense conseils et retours d'expérience à tous ceux qui voudraient bien s'y (re)mettre mais qui n'osent pas ! Tout-choix du vélo, des équipements, dangers à éviter, contraintes et bienfaits, Code de la route... Vous saurez tout sur ce mode de déplacement qui a le vent en poupe !
Biographie de l'auteur :
Jérôme Sorrel s'est mis au vélotaf incidemment (voiture en panne) il y a 5 ans. Depuis, il est sur son vélo tous les jours, quelle que soit la météo. Il parcourt jusqu'à 200 km par semaine en trajets pendulaires (maison/boulot/maison). Et comme ça ne lui suffit plus, il roule aussi le week-end pour de plus longues sorties.
Eve Coston, architecte, pratique le vélotaf depuis deux ans entre Paris et Noisy-le-Grand (30 km aller-retour). Cette expérience lui a donné l'idée de se mettre en scène graphiquement sur son blog.

En chiffres :
160 pages 14 x 19 cm (format idéal pour lire dans le métro un dernier livre avant de passer au vélo)
Prix : 15 €
ISBN 978-2-07282770-9

En vente dans toutes les bonnes librairies.

Et si vous adhérez à VélObernai vous pourrez emprunter l'exemplaire de l'association.

Vous souhaitez participer à l’amélioration des déplacements à Obernai et sa région ?
Votre adhésion augmente la représentativité et la légitimité de l’association
chaque fois que nous allons proposer des solutions pour
l’amélioration des déplacements à Obernai et sa région.
Pour vous désabonner de cette newsletter, cliquer ici
Association Vélobernai
SIREN 840 970 339
67210 Obernai - France